Les bonnes tables par Guy Lemaire. Il a quand même eu une riche idée, Bernard Cornu, en installant la Provence sur les hauteurs de Liège ! C'était. quand on aime on ne compte pas. Plus de quinze ans déjà. La cuisine ensoleillée des vacances avec un plus dû au tempérament ainsi qu'au savoir-faire féconds et raffinés de Catherine Cornu. Un point d'évasion cher aux Liégeois de riche nature et de bel appétit. Guide Delta 2005 Une parcelle de Provence
Pas
une Provence de carte postale ! La Provence, tellement vraie que, près du bar, lon devine presque les réparties chantantes des joueurs de Manille ; tellement vraie que, depuis la terrasse, lon voit presque des cigales qui flemmardent dans lherbe. La Provence, tellement vraie que lon y retrouve cette cuisine, aux épices malicieuses, aux sauces parfumées et à la présentation colorée, qui plonge ses racines dans le plus divin des terroirs, celui où lon cultive la paresse comme vertu cardinale. A la Bartavelle, il ny manque que la partie de boules et la sieste. Personne nest parfait Pour Catherine et Bernard Cornu. Daniel Joris Tous les cuisiniers d'aujourd'hui (ici, c'est une cuisinière) sont des obsédés du Midi. Certains le traduisent mieux que d'autres. On joue ici en première division. On adhère au talent naturel et pas prétentieux pour 2 sous de cette Madame Pagnol qui n'a pas fini de faire parler d'elle. Guide Henry Lemaire, 2000 Les Bonnes Tables de Guy Lemaire Avec un brin dimagination, les yeux fermés et le vin aidant, on croirait entendre le chant des grillons, le souffle du mistral, laccent de Pagnol et le bruissement dailes du vol de la perdrix des montagnes ou bartavelle qui donne son nom à cet établissement. Il est tout juste si les joueurs de boules ne tirent ou ne pointent pas sur la place de la Gare de Liers. Cest pourtant bien sur les hauteurs de liège et sur le territoire de Herstal que nous sommes. Chez deux fous de Provence, il est vrai et dans le bon sens du terme : Catherine et Bernard Cornu. En fait leur restaurant aurait tout aussi bien pu sappeler " Côté sud ", " La Petite Provence " ou " En plein midi ". Cette région-là qui est celle de leur cur et qui donne fort heureusement toutes ces allures à la carte à boire et à manger. En fait nous nous trouvons rien moins que dans le plus authentique des restaurants dinspiration provençale de la région et peut-être même au-delà. Autant dire que les aromates, lhuile dolives, lail, la sauge, le safran, les olives, la fleur doranger et les pignons de pin sont ici à la fête et s entendent toujours pour se retrouver dans lune ou lautre des préparations. Il nest pas jusquà laménagement intérieur (sans oublier lagréable terrasse arrière de lété) qui nait suivi. On se croirait ni plus ni moins que dans une revue de décoration provençale du meilleur goût et les arrondis là où ils étaient nécessaires et pour meubler le tout dans des teintes chaleureuses et point prétentieuses. Labsence de nappe nenlève rien à lélégance de lendroit. Au contraire, elle rappelle davantage encore le soleil, la lumière et laspect brut du lieu. Bernard Cornu et sa jeune épouse sont également des amateurs dart éclairés qui livrent régulièrement leurs murs aux cimaises dartistes de la région réellement créateurs. Un autre plaisir. Tout comme dans le midi (enfin, dans la plupart des endroits ) Les Cornu ont le sens de laccueil qui nest pas télécommandé et dune convivialité qui nest pas que commerciale. Ceux qui y ont leurs habitudes le savent bien et les autres qui découvriraient lendroit pour une première expérience ne seront pas regardés en chien de faïence. On mange ici autant avec les yeux dabord quavec un bel appétit parfumé ensuite. La carte des vins nest pas que de circonstance. Elle se veut également en parfaite intelligence avec les mets proposés. Le patron vous tirera vite dembarras puisquun de ses plaisirs est de vous conseiller sans vous arnaquer quant au prix. Tout cela est éclatant de bonheur et de parfum. Une maison très jeune encore et qui depuis trois ans que je ne lavais visitée a gagné en maturité et semble avoir trouvé son rythme de croisière. Dans ces conditions, il est normal que les projets affluent. Toujours sous la même déclinaison provençale. Pourquoi pas un rêve ici plus quun restaurant Mais nanticipons pas ! Guy Lemaire. Avril 1998
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